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Du 11 au 18 juin, un rallye-vélo organisé par l'UNAFAM a permis de sensibiliser à la maladie psychique de Toulouse à Alfortville. © UNAFAM

Du 11 au 18 juin, un rallye-vélo organisé par l'UNAFAM a permis de sensibiliser à la maladie psychique de Toulouse à Alfortville. © UNAFAM

La France en "Psycyclette"

De Toulouse à Alfortville (94), un petit noyau de quatre personnes malades psychiques et d'une vingtaine d'accompagnateurs représentant l'UNAFAM, a parcouru près de 800 kilomètres en vélo dans l'objectif de faire connaître la maladie psychique. Ombres et Lumière était présent à la dernière halte à Melun le 17 juin.

Un mot de bienvenue, suivi d'un verre de l'amitié, accueille chaleureusement les participants du rallye vélo "Psycyclette" à leur arrivée le 17 juin, place de la mairie à Melun. Organisé par l’Union Nationale des Amis et Familles de Malades psychiques (UNAFAM), afin de sensibiliser à la maladie psychique, ce périple a commencé le 11 juin depuis Toulouse. A Melun, dernière étape avant l’arrivée prévue à Alfortville le 18 juin, on devine la satisfaction, mais aussi la fatigue des sportifs après les centaines de kilomètres qu’ils ont parcourus en seulement une semaine. Devant la mairie, des élus sont présents à l'arrivée des acteurs du rallye-vélo dont font partie des bénévoles de l'UNAFAM, mais également des cyclotouristes, du personnel médico-social (ergothérapeutes, aides-soignants,etc.) ou encore des membres de GEM (Groupes d'Entraide Mutuel).

800 kilomètres pour sensibiliser à la maladie psychique

À l'initiative du projet, le délégué régional Midi-Pyrénées de l’UNAFAM Michel Lacan estime avec optimisme que l'objectif du Psycyclette de faire entendre la voix des malades psychiques est "largement atteint" que ce soit par la rencontre du public sur leur passage, par le biais de la presse locale présente lors des étapes, ou encore par la conférence que l'association a eu l’occasion de donner. Au terme d'un parcours sans encombres – en dehors des règles de sécurité strictes dans les zones urbaines, les accompagnateurs rendent compte de l'effort physique accompli par les personnes malades psychiques, qui dépendent pour certains de lourds traitements. Et d'évoquer l'un d'entre eux, qui a pleuré au bout de l'étape qui relie Montauban à Cahors. Des limites ainsi dépassées après 800 kilomètres parcourus font dire à Michel Lacan : "c'est une victoire pour nous."

Claire-Marie Bauchet, ol.ombresetlumiere.fr – 17 juin 2014

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