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"Le temps d'Anna", Arte, vendredi 9 septembre.  © RTS Anne Bichsel

"Le temps d'Anna", Arte, vendredi 9 septembre. © RTS Anne Bichsel

Le temps d’Anna

Un couple à l’épreuve de la schizophrénie de l’épouse, au début du 20e siècle : un sujet dramatique pour un téléfilm poignant de bout en bout. A ne pas manquer.

Jura suisse, en 1917. Jean, jeune ouvrier horloger au talent prometteur, fait la connaissance d’Anna, une belle bourgeoise dont il tombe passionnément amoureux. Ils se marient ; lui monte sa propre affaire ; des enfants arrivent. Leur vie semble promise au bonheur lorsqu’apparaissent chez Anna des symptômes troublants : elle entend des voix, connaît des crises d’angoisse et des spasmes. Peu à peu, Jean doit se résoudre à l’évidence : sa femme a besoin d’être soignée et internée. Mais rien n’altère leur attachement l’un à l’autre.

L’avis d’OL 

Comment le couple peut-il survivre lorsque les troubles psychiques – en l’occurrence la schizophrénie – envahissent l’un des conjoints ? C’est tout l’enjeu de ce téléfilm, inspiré de l’histoire vraie des grands-parents de la scénariste Noémie Kocher. A l’élégance de la réalisation (costumes, décors, musique sont à l’unisson) se conjugue la sensibilité et la délicatesse de l’approche de la maladie psychique, reflet d’une époque où elle est encore mal soignée et stigmatisée. Au-delà du drame et de la douleur (certains passages sont éprouvants), magnifiquement interprété, Le temps d’Anna est un véritable hymne à l’amour entre deux êtres.

Cyril Douillet, ombresetlumiere.fr – 8 septembre 2016

Arte, 9 septembre, 20 h 55. Pour adultes et grands adolescents.

 

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