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Marc-Henri d'Alès est le porte-parole de l'association de personnes avec un handicap "100% vivant" qui a rejoint le collectif d'associations contre l'euthanasie "Soulager mais pas tuer" © Soulager mais pas tuer

Marc-Henri d'Alès est le porte-parole de l'association de personnes avec un handicap "100% vivant" qui a rejoint le collectif d'associations contre l'euthanasie "Soulager mais pas tuer" © Soulager mais pas tuer

Soulager mais pas tuer

Alors que vendredi 12 décembre Les députés Alain Claeys et Jean Léonetti rendront public le rapport de leur mission sur la fin de vie, le collectif d’associations contre l’euthanasie "Soulager mais pas tuer", dont fait partie la Fondation OCH, appelle à une mobilisation ce mercredi.

A l’approche de la remise du rapport des députés Léonetti et Claeys chargés d’étudier et de proposer un aménagement de la loi sur la fin de vie, un collectif d’association "Soulager mais pas tuer" appelle à un grand rassemblement ce mercredi 10 décembre à 18h30, parvis des Droits de l’homme au Trocadéro à Paris. L’objectif est double : réaffirmer l’interdit de tuer comme fondement de la confiance entre soignants et personnes malades, et défendre le développement des soins palliatifs et la protection des plus fragiles. Parrainé par Philippe Pozzo di Borgo, tétraplégique, rendu célèbre par le film Intouchables retraçant son histoire, le collectif regroupe entre autres des associations de soignants – Convergence soignants soignés –, d’étudiants en médecine – Soigner dans la dignité –, de personnes avec un handicap – 100% vivant. "

Notre but est de témoigner que toute vie, quelle que soit son état est digne", commente Marc-Henri d’Alès, atteint d’une infirmité motrice cérébrale et porte parole de cette association. "Les personnes handicapées sont bien placées pour rappeler que l’homme ne peut pas être seul face à sa souffrance. Et souvent, quand il souffre, il ne demande pas à mourir mais à vivre et à être accompagné. Quelle réponse lui apporte alors la société ? Je peux témoigner que la présence d’amis au quotidien transforme la souffrance et m’aide à vivre avec mon handicap." Craint-il un aménagement de la loi qui ouvre une transgression à l’interdit de tuer ? "Je vis la tentation de l’euthanasie comme un questionnement : à quel moment, pourquoi on décrète qu’une vie est indigne ? C’est dangereux pour toutes les personnes dépendantes. Et en période de crise économique, c’est plus rentable de les éliminer que de les accompagner. Mais l’homme n’est pas une variable d’ajustement !"

F. C., ol.ombresetlumiere.fr – 9 décembre 2014

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