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Valeria Bruni-Tedeschi et Yann Coridian ont filmé la rencontre d'un chorégraphe et d'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer © Arte France

Valeria Bruni-Tedeschi et Yann Coridian ont filmé la rencontre d'un chorégraphe et d'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer © Arte France

Une jeune fille de 90 ans

Quand la danse redonne vie à des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Un beau documentaire à revoir sur Arte.

C’est grâce au travail de Thierry Thieû Niang, un chorégraphe venu animer un atelier de danse au service de gériatrie de l’hôpital Charles-Foix d’Ivry, que Blanche retrouve son sourire de jeune fille, malgré la maladie d’Alzheimer. Ce documentaire ne laisse pas indifférent, que ce soit par l’originalité de son sujet ou par son réalisme. Le quotidien de Blanche et celui des autres résidents est filmé cependant avec beaucoup de pudeur. On est touché par le regard du danseur sur ces personnes qui, si elles ne peuvent pas lui répondre par des mots, lui en disent tout autant par les mouvements de leur corps fragile. Ses chorégraphies parfois étranges viennent réveiller quelque chose en eux, chacun à sa manière. Mais Thierry ne se contente pas de leur exposer sa danse, il leur donne un peu de sa personne en leur parlant, en les écoutant. Cela fait parfois ressurgir de douloureux souvenirs, mais aussi beaucoup de sourires et de joie, le tout dans une vraie complicité. S’ils faisaient peine à voir au début du film entre ces murs d’hôpital, les réalisateurs ont su saisir la joie que procure une telle rencontre pour ces personnes souvent très seules. Ils révèlent aussi que ce n’est pas à sens unique, car Thierry lui-même se retrouve parfois sans mots face aux paroles et aux gestes des plus fragiles. A travers ce documentaire, nous sommes mis face à une réalité dure, mais où l’on trouve aussi des bonheurs simples chaque jour, grâce à celui qui sait aimer.

Caroline Bauchet, ombresetlumiere.fr – 7 juin 2017

De Valeria Bruni-Tedeschi et Yann Coridian, à revoir sur Arte

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