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© Mélanie-Jame Frey

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Vie affective et sexuelle en établissement : conseils aux parents

Que faire quand on se trouve en désaccord avec l’établissement dans lequel vit son fils ou sa fille handicapé ? Le Service "Ecoute et Conseil" de la Fondation OCH livre ici quelques points de repères pour apaiser les tensions et rester dans le dialogue avec les professionnels.

1. Clarifier la situation : sur quoi les parents sont-ils en désaccord dans cet accompagnement à la vie affective et sexuelle ? Est-ce sur un aspect, celui de la contraception par exemple, ou y a-t-il d’autres points de désaccord ?

2. Se souvenir des raisons pour lesquelles ils ont choisi cet établissement à un moment donné et reconnaître le positif. S’interroger : quelle confiance ont-ils dans le directeur, les éducateurs spécialisés ? Y a-t-il des personnes sur lesquelles ils peuvent s’appuyer parmi les professionnels ou d’autres parents ?

3. Prendre rendez-vous avec le directeur et éventuellement son fils ou sa fille handicapé pour dialoguer. Essayer de comprendre quelle est la position exacte de l’établissement, mais aussi où en est leur fils ou leur fille, son projet. C’est un premier pas pour entrer dans une compréhension mutuelle.

4. Regarder son enfant : éviter de tout focaliser sur un seul sujet et de fusionner ses propres aspirations avec les siennes.

5. Trouver un terrain d’entente. Quand cela vient heurter des valeurs, quel chemin pouvons-nous faire pour trouver une valeur qui nous soit commune ?

6. Proposer : les parents peuvent toujours proposer un accompagnement en dehors de l’établissement (psychologique, spirituel, groupe d’amis…) à leur fils ou à leur fille qui l’ouvre à d’autres points de vue.

7. S’engager dans le conseil de l’établissement s’il y en a un.

 

En cas d’abus : essayer de porter ensemble la vérité

1. Faire la vérité sur les faits et dire clairement ce qui s’est passé. On ne protège pas la victime en se taisant. C’est important pour elle, pour les parents, mais aussi pour l’établissement, l’abuseur, et les autres résidents.

2. Permettre à la personne avec un handicap d’en parler avec quelqu’un qui ne soit ni de l’établissement ni ses parents, tout en prenant garde de ne pas l’enfermer dans cet abus. Ce qui pourrait avoir des conséquences tout aussi désastreuses.

3. Porter plainte : si l’établissement ne le fait pas tout de suite pour éviter que la victime se rétracte, il peut prévenir le juge qu’il va bientôt engager une action en justice. En portant plainte, les parents reconnaissent la gravité du geste. Ils ne jugent pas la personne qui l’a commis, mais l’acte lui-même.

Recueilli par F. C.

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